Retrait-gonflement des argiles : la première cause de fissures en France
Le retrait-gonflement des argiles est la première cause de fissures en France. Découvrez si votre maison est en zone à risque et quelles fissures cela provoque.
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Le retrait-gonflement des argiles (RGA) est la première cause de sinistres sur les maisons individuelles en France. Le mécanisme : l’argile gonfle quand elle est gorgée d’eau, se rétracte quand elle sèche, et ce mouvement inégal sous la maison provoque un tassement différentiel qui fissure les murs. La nouvelle carte nationale validée en janvier 2026 classe 55 % du territoire en zone d’aléa moyen à fort. Pour savoir si vous êtes concerné, entrez votre adresse sur georisques.gouv.fr. En Haute-Garonne, le risque est particulièrement élevé.
Le retrait-gonflement des argiles est un sujet que des milliers de propriétaires découvrent chaque année, souvent trop tard, quand les fissures sont déjà la.
Le retrait-gonflement des argiles (RGA) est la première cause de sinistres sur les maisons individuelles en France. Il représente une part majeure des indemnisations au titre des catastrophes naturelles, devant les inondations et les tempêtes.
Cet article explique simplement ce qu’est le RGA et, surtout, comment savoir si votre maison est concernée.
C’est quoi le retrait-gonflement des argiles
Imaginez une éponge posée sous votre maison. Quand il pleut, l’éponge absorbe l’eau et gonfle : elle pousse les fondations vers le haut. Quand il fait sec, elle perd son eau et se rétracte : les fondations redescendent. C’est exactement ce que fait l’argile dans le sol, et ce mouvement permanent s’appelle le retrait-gonflement des argiles, ou RGA.
Le souci, c’est que le mouvement n’est pas uniforme. Un côté de la maison bouge plus que l’autre : c’est le tassement différentiel. Les murs ne sont pas conçus pour supporter ces mouvements inégaux, alors ils se fissurent. Parfois légèrement, parfois de manière très importante.
Le RGA provoque un tassement différentiel : le sol ne bouge pas de la même manière sous toute la maison. C’est cette inégalité qui fait apparaître les fissures.
Les chiffres du RGA en France
Le RGA n’est pas un phénomène marginal : c’est un problème national massif.
| Donnée | Chiffre 2026 |
|---|---|
| Part du territoire en zone d’aléa moyen à fort | 55 % |
| Nombre de maisons individuelles exposées | Plus de 10 millions |
| Coût annuel des indemnisations | Environ 1 milliard d’euros |
| Coût moyen d’une réparation | 15 000 à 40 000 euros |
| Coût des cas les plus graves | Plus de 100 000 euros |
Ces chiffres augmentent. La nouvelle carte nationale d’exposition, validée en janvier 2026, fait passer la part du territoire à risque de 48 % à 55 % en cinq ans. Les sécheresses répétées depuis 2022 ont accéléré le phénomène, et le coût annuel des indemnisations pourrait tripler d’ici 2050.
55 % du territoire français est expose au RGA en zone d’aléa moyen à fort. Plus de 10 millions de maisons individuelles sont concernées.
Savoir si votre terrain est en zone argileuse
C’est la première question à se poser, et la réponse est accessible en quelques clics.
Le site georisques.gouv.fr propose une carte interactive du risque RGA. Entrez votre adresse, vous obtiendrez un niveau d’exposition :
- Exposition forte : le risque est avéré, votre sol contient une proportion importante d’argile gonflante.
- Exposition moyenne : le risque existe selon les conditions climatiques.
- Exposition faible : le risque est limite mais pas nul en cas de sécheresse extrême.
Quelques signes concrets sur le terrain peuvent aussi vous alerter :
- Le sol se craquelle en surface pendant l’été.
- Les portes et fenêtres se bloquent selon les saisons.
- Des fissures apparaissent puis se referment partiellement.
- Le jardin présente des zones de terre très compacte et collante après la pluie.
Pour vérifier rapidement si votre terrain est en zone à risque, rendez-vous sur georisques.gouv.fr et entrez votre adresse. Le résultat s’affiche en quelques secondes.
La carte GEORISQUES est votre premier réflexe : elle indique gratuitement et en quelques clics si votre parcelle est exposée au RGA.
Les fissures que provoque le RGA
Les fissures liées au RGA ont des formes très reconnaissables. Un expert les identifie au premier coup d’œil.
Les fissures en escalier. C’est la marque de fabrique du RGA. La fissure suit les joints de maçonnerie et monte en marches d’escalier sur la façade. Elle traduit un tassement différentiel sous les fondations.
Les fissures aux angles des ouvertures. Elles partent des coins de fenêtres ou de portes et montent en diagonale. Ce sont des zones de faiblesse naturelle ou les contraintes se concentrent.
Les fissures en façade sud et ouest. Les façades exposées au soleil sèchent plus vite : le sol sous ces façades se rétracte davantage, et les fissures y apparaissent en premier.
Pour identifier précisément votre type de fissure, consultez notre guide des types de fissures. Et si vous constatez des fissures sur un mur porteur, lisez notre article dédié aux fissures structurelles.

Les maisons les plus vulnérables
Toutes les maisons ne sont pas égales face au RGA.
Les pavillons des années 1970 à 1990. C’est le type de construction le plus touché. À cette époque, les fondations étaient souvent superficielles (40 à 60 cm de profondeur), largement insuffisant pour résister aux mouvements d’un sol argileux.
Les maisons de plain-pied. Plus légères qu’une maison à étage, elles exercent moins de pression sur le sol. Paradoxalement, cela les rend plus sensibles aux mouvements de terrain.
Les maisons avec des arbres proches. Un arbre adulte peut pomper plusieurs centaines de litres d’eau par jour et assèche le sol autour de lui. Si ses racines passent sous les fondations, le risque de fissure explose.
Les maisons anciennes sont aussi très concernées, en particulier celles qui n’ont jamais eu de drainage périphérique.
Depuis le 1er juillet 2026, les constructions neuves en zones à risque doivent respecter des normes techniques renforcées pour limiter les effets du RGA, notamment sur les fondations et la gestion des eaux. Les maisons antérieures n’en ont, le plus souvent, pas bénéficié.
Les pavillons des années 1970-1990 à fondations superficielles sont les plus vulnérables. La proximité d’arbres aggrave considérablement le risque.
Les solutions face au RGA
Quand les fissures sont la, plusieurs solutions existent. Le bon choix dépend de la gravité du tassement.
| Type | Solution | Indication |
|---|---|---|
| Curatif | Injection de résine expansive | Tassement léger à modéré |
| Curatif | Micropieux | Tassement important, cas sérieux |
| Curatif | Reprise en sous-œuvre | Cas les plus graves |
| Préventif | Drainage périphérique | Régulation de l’humidité du sol |
| Préventif | Écran anti-racines | Arbres proches des fondations |
| Préventif | Gestion des eaux pluviales | Évacuation loin des murs |
Côté curatif, l’injection de résine comble les vides sous les fondations pour les tassements modérés ; les micropieux ancrent les fondations dans une couche profonde et stable, c’est la solution de référence pour les cas sérieux ; la reprise en sous-œuvre, plus lourde, est réservée aux cas les plus graves. Côté préventif, le drainage périphérique, l’écran anti-racines et une bonne gestion des eaux pluviales réduisent les variations d’humidité du sol.
Le retrait-gonflement des argiles est un phénomène durable : il ne disparaîtra pas.
Mais ses conséquences sur votre maison peuvent être maîtrisées. La première étape, c’est un diagnostic précis.
En bref
- Le RGA fait gonfler et se rétracter l’argile, ce qui provoque un tassement différentiel.
- 55 % du territoire est en zone d’aléa moyen à fort (carte de janvier 2026).
- Vérifiez votre parcelle gratuitement sur georisques.gouv.fr.
- Fissures typiques : en escalier, aux angles des ouvertures, en façade sud et ouest.
- Profil le plus vulnérable : pavillon 1970-1990 à fondations superficielles, arbres proches.
- Solutions curatives (résine, micropieux) et préventives (drainage, anti-racines).
Questions fréquentes
Oui, si les fondations n’ont pas été adaptées au sol argileux. Depuis 2020, une étude de sol G2 est imposée avant construction en zone exposée, et des normes techniques renforcées s’appliquent aux constructions neuves depuis le 1er juillet 2026. Mais les maisons antérieures n’en ont souvent pas bénéficié.
Les fissures en escalier, aux angles des ouvertures, qui évoluent avec les saisons sont typiques du RGA. Un expert en fissures peut le confirmer en analysant le bâtiment et le sol.
Oui, dans le cadre de la garantie catastrophe naturelle, à condition qu’un arrêté soit publié pour votre commune. La déclaration doit se faire dans les 30 jours. Retrouvez les démarches dans notre article sur la fissure maison après sécheresse.
Tout l’indique. Les projections climatiques prévoient des sécheresses plus longues et plus fréquentes. Le nombre de maisons touchées devrait continuer à augmenter, et le coût des indemnisations pourrait tripler d’ici 2050.
Oui, à condition d’adapter les fondations. Des fondations profondes (1,20 m minimum), un vide sanitaire, un drainage et une étude de sol préalable permettent de construire sereinement, même en zone à risque.
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Le retrait-gonflement des argiles est un phénomène durable, mais ses conséquences peuvent être maîtrisées. La première étape, c’est un diagnostic précis. Demandez votre diagnostic fissure gratuit et faites le point sur la situation de votre maison avec un expert.